Méditation

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Méditation
En célébrant la naissance de notre Seigneur Jésus-Christ, le message
principal que l’on retient c’est qu’un Sauveur est né. Cependant, l’idée
d’une rencontre reste tout aussi importante, car si Dieu décida de nous
envoyer son Fils en qui IL s’incarne, c’est qu’il voulait supprimer la
distance qui le sépare de l’homme. Ce faisant, Dieu écarte le
christianisme de cette croyance très répandue en une divinité lointaine
obligeant les croyants à inventer toutes sortes d’intermédiaires censés
lui rapporter leurs desiderata. Notre Dieu est présent parmi nous, ce qui
ne veut pas dire qu’Il ne se trouve plus ni dans la montagne ni dans les
cieux. Car Il est omnipotent. A travers la naissance et l’expérience
terrestre de Jésus, Dieu établit avec nous un mode de relation
complètement inédit, qui devrait impacter aussi bien notre
compréhension de nous-même que notre relation à l’autre. En fait Dieu
veut être au cœur de nos quotidiens qu’il aimerait plus apaisés, ouverts
et fraternels. La démarche des trois mages en dit long sur le modèle de
société que véhiculent les évangiles. On peut adorer le dieu qu’on veut,
mais la paix ne saurait être en aucune manière négociable, elle est
primordiale. Aujourd’hui on multiplie les dialogues interreligieux pour
favoriser une connaissance et une compréhension mutuelle. Car souvent
les conflits proviennent de l’ignorance. Dieu s’est définitivement lié à
l’homme à travers la venue du Messie de sorte que nous puissions être
capables de nous décentrer de nous-mêmes, de nos églises, de notre
théologie, pour pouvoir nous unir, échanger fraternellement en dépit de
nos diversités. Cette incarnation signifie en outre que Dieu offre à
l’homme en la personne de Jésus-Christ une prise en charge beaucoup
plus palpable, plus intime, plus chaleureuse. Plusieurs récits de guérison
témoignent de cette nouvelle approche de la présence de Dieu parmi les
hommes, que l’on peut résumer par humanité et accessibilité. Par
ailleurs, chaque nouveau-né quel qu’il soit porte en lui la marque de la
fragilité. De ce fait, la naissance de Jésus nous incite à prendre
conscience notre fragilité aussi bien de notre personne que de la société
que nous formons, et ainsi nous pousse à ancrer notre vie dans la parole
d’espérance de la bonne nouvelle. Car à force de vouloir se montrer fort
et puissant, l’homme se fourvoie, en oubliant qu’il n’est qu’une modeste
créature qui a besoin de Celui qui est infiniment plus grand que lui pour
le protéger. Les conflits armés et autres, la pauvreté, l’indifférence, le
matérialisme exacerbé sont tous des expressions de la fragilité de notre
monde contre lesquelles nous devons lutter et témoigner de leurs
aberrations, en synergie avec d’autres entités laïques ou religieuses.
En ce début d’année nouvelle 2023 souhaitons tous que l’esprit de Noël
couvre toute cette année, qu’il y ait davantage de joie, de louanges, de

témoignages, de rencontres inédites, fraternelles, d’humilité, de
vocations au sein des Eglises, de social, sans oublier une prise de
conscience accrue des problèmes de l’environnement.
Au demeurant érigeons comme leitmotiv permanent pour faire avancer le
royaume de Dieu sur terre, les deux plus grandes lois que le Christ a
énoncées : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de
toute ton âme et de toute ta pensée. Tu aimeras ton prochain comme toi-
même » ( Mt 22.36-40).
A Dieu seul la gloire dans les siècles des siècles.


AMEN


Pasteur Marc RAKOTOARIMANGA

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